Les meubles anciens deviennent des pièces rares, non fonctionnelles et seulement décoratives pour les intérieurs modernes.
En dépit de la rareté des forêts produit du bois, le travail du bois est fortement enraciné dans l'artisanat ; le patrimoine tunisien recèle d'illustres chefs-d'œuvre réalisés dans différentes essences de ce matériau illustrant différentes techniques. La rareté du bois a permis le développement d'arts majeurs liés à ce matériau noble : la sculpture, l'ajourage et la peinture.
L'artisan tunisien n'a pas seulement excellé dans la sculpture du bois. D'autres techniques, telles que le tournage et la peinture lui sont familières. La peinture sur bois avec ses variétés géométriques ou florales s'applique avec art sur les plafonds des mosquées et des grandes demeures ; elle parcourt les étagères porte-armes, destinées à porter des armes couchées : elle décore également de magnifiques coffres attribués par la tradition pour contenir et emmener le trousseau de la mariée.
Mais l'artisan tunisien a aussi exprimé son don en combinant quelques fois la sculpture et la peinture sur bois. Ceci se fait par exemple dans plusieurs « Hanût Hajjem » qui sont un genre de devant de lit en bois peint doré et sculpté.
De nos jours, l'évolution des mœurs et le contact avec d'autres civilisations, a fait tomber plusieurs branches de cet artisanat en désuétude. Ainsi, les « Hanût Hajjem », et les coffres sont supplantés par des meubles modernes fabriqués en série ou par des ébénistes chevronnés qui ont épousé l'esprit des temps.
Mais les techniques persistent et évoluent : l'ajourage, le tournage et la peinture ont trouvé des supports autres que les meubles (étagères, consoles, encadrements, paravents petits bibelots), où l'artisan continue à exceller dans des genres millénaires.
Le bois d'olivier quant à lui, qui sert habituellement à fabriquer des ustensiles de cuisine et des outils de travail, se prête à la réalisation d'objets décoratifs variés et très appréciés.
